LE FILM DE LA SEMAINE

Encore une fois, que ce soit dans la réalité ou dans la fiction, on a pu constater que les Américains sont beaucoup plus forts que les français en matière de mise en scène, de suspens et de rebondissements.


Nous avons pu assister non-stop en direct live, sur les grandes chaînes nationales, à ce scénario digne de 24 h chrono, mais qui se passait à Toulouse, ce qui a quand même déjà moins de gueule,
En plus, l'action s'est éternisée sur plus de trente heures, mais il est vrai que même à durée égale, les films français paraissent souvent plus longs.
Déjà, en 2001, on avait pu constater la supériorité incontestable des USA, avec le célèbre pitch du 11 septembre , où les coups de théâtre, effets spéciaux et autres rebondissements s'étaient succédé à un rythme d'enfer en une seule matinée.
Quelques jours après, les Français avaient essayé de réaliser un aussi bon scénario catastrophe : c'était l'explosion de l'usine AZF en pleine ville de...Toulouse (déjà !).
Hélas, l'événement n'eut pas la portée mondiale du blockbuster américain, mais c'est tout le problème du cinéma français : une cheminée d'usine qui s'écroule, ça a quand même moins de gueule que 2 gratte-ciel.
Surtout que les caméras françaises n'ont tourné qu'après l'explosion, donc au niveau suspense, ça le fait pas !
De même, le spectacle offert par l'attente de l'assaut contre un méchant terroriste retranché dans un appartement, ça manquait vraiment de rebondissements. En plus on ne voyait que des camions de pompiers et des uniformes, et rien de la maison où l'action se déroulait ! et pendant plus de 30 heures, pour enrichir le scénario, des spécialistes de la question (qui n'avaient pas souvent les réponses), des experts mais pas de Miami, et des politiciens qui commentaient mais sans vouloir récupérer l'affaire (ben tiens !), tentaient de maintenir le téléspectateur scotché devant son petit écran.
A propos, c'est peut-être parce qu'il y a de plus en plus de sang à la télé qu'on a fabriqué des écrans plasma ?
Mais foin de jeu de mots (tôt), quel était l'intéret de suivre ce lent télé-film, au budget et scénario limités, durant tout ce temps ? l'action n'était relancée que par de vagues bruits d'explosion ou de coups de feu, expliqués ensuite en détail et à plusieurs reprises,par le narrateur-journaliste, vu q u'on n'avait pas d'autre image que celle des camions de pompiers et de Claude Guéant !
Et puis, soudain, (enfin, c'est pas trop tôt) ça pète de partout pendant 5 minutes, le mec est mort. Fin.
(Mais ensuite, ce sont les critiques qui prennent le relais, et là ça devient encore plus chiant).
Le but n'était pas de faire durer le déplaisir pour faire de la pub à notre Président bien-mal-aimé, comme l'ont insinué quelques gauchistes outranciers, mais non ! L'intention des programmateurs était de vendre à la ménagère de moins de 50 neurones du temps de cerveau disponible, à travers les publicités qui coupaient de temps à autre le suspense languissant des plans fixes sur une rue où il n'y avait rien à voir.
Y a peut-être même eu de la publicité pour la charcuterie, allez savoir...dans le mauvais goût, ils ne reculent devant rien ! (certains me diront : toi non plus, mais je les emmerde).



Vendredi 23 Mars 2012
Alain Bled



1.Posté par MCB le 26/03/2012 19:42
Ce film fut un navet. Manque de budget?

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